Histoire érotique de fellation : la boîte achetée pour rire
Un mardi soir, dans notre cuisine, il y avait sur la table une boîte en carton que je venais de rapporter du point relais, deux tasses de thé et un carnet neuf. J'ai quarante-trois ans, Samir en a quarante-cinq, et nous vivons ensemble depuis douze ans.
Douze ans, et autant d'années de préservatifs. Ce soir-là, pour la première fois, j'ai dit à voix haute une chose que je gardais pour moi depuis le début : ce n'était pas lui que je n'aimais pas goûter, c'était le latex.
Douze ans de préservatifs, et une chose jamais dite
Chez nous, le préservatif n'a jamais été une affaire de prudence. C'est notre contraception, tout simplement. Rien d'autre ne me convenait, nous en avions parlé une fois, très tôt, et la question avait été réglée en dix minutes, comme on règle le choix d'une banque.
Depuis, il y a toujours eu une boîte dans le tiroir de la table de nuit, de son côté. On rachète la même, on l'oublie, on la retrouve. Un jour de pluie, nous avions même lu ensemble un article sur la taille de préservatif à choisir, un mètre ruban à la main, en riant comme deux idiots.
Nous nous sommes rencontrés tard, déjà fatigués par d'autres histoires, et c'est peut-être pour cela que nous avons pris l'habitude de tout nous dire. Les factures, les insomnies, les envies, les petites rancunes du dimanche.
Presque tout. Il y avait une exception, une seule, et elle tenait dans ma bouche.
Chez nous, le préservatif arrive tôt. Nous n'aimons pas nous interrompre, alors il est posé avant que les choses ne commencent vraiment. Et ce que ma bouche rencontrait ensuite, depuis douze ans, quand j'avais envie de lui, c'était ce goût-là.
Un goût de ballon de baudruche, d'élastique de bocal, de gant de pharmacie. Une odeur qui reste sur les lèvres et qu'on retrouve en buvant un verre d'eau dix minutes plus tard.
J'aime donner du plaisir avec ma bouche. Je l'ai toujours aimé, et c'est précisément pour cela que je ne disais rien : j'avais peur que Samir entende autre chose que ce que je voulais dire.
Alors je faisais court. Je revenais vers lui, je l'embrassais dans le cou, je trouvais un détour. Il n'a jamais rien demandé, et je crois qu'il pensait que c'était une question de goût, au sens large. Il avait raison, mais pas dans le sens qu'il croyait.
Le dimanche précédent, sur le canapé, je faisais défiler le rayon des préservatifs d'une boutique en ligne pour racheter notre boîte habituelle. Et je suis tombée sur une ligne entière de préservatifs aromatisés.
Banane, menthe, chocolat, myrtille. J'ai ri toute seule. Samir a levé les yeux de son livre et m'a demandé ce qu'il y avait de si drôle.
« Des préservatifs au chocolat. »
« Pour quoi faire ? »
Je n'ai pas répondu. J'ai tourné l'écran vers lui, il a regardé, il a haussé les épaules en souriant, et il a choisi un paquet lui aussi, « pour le chocolat ». Nous avons validé le panier comme on achète des bonbons en caisse : pour rire, sans y penser.
La boîte achetée pour rire

Le colis est arrivé le mardi. Je l'ai récupéré en rentrant du travail, glissé dans un sac en papier kraft, et je l'ai posé sur la table de la cuisine pendant que l'eau chauffait.
Samir travaille dans une petite brûlerie de café, près de la gare. Son métier, c'est de goûter. Il passe ses matinées à aspirer bruyamment des cuillères de café et à parler d'attaque, de longueur en bouche et de notes de noisette. À la maison, il ne goûte rien de cette façon-là. Il mange vite et il dit « c'est bon ».
J'ai ouvert le carton devant lui. Trois boîtes. Les Skins, d'abord, quatre saveurs dans le même paquet : banane, bubblegum, menthe, fraise. La boîte verte de Control, une menthe à effet froid. Et le petit paquet de Pasante qu'il avait choisi, menthe, fraise, chocolat et myrtille, avec des préservatifs de couleur.
Il a pris la boîte des Skins et il a lu la fiche à voix haute, sur son téléphone, avec le ton qu'il prend pour lire les étiquettes de café trop bavardes.
« Chaque préservatif élimine l'odeur du latex grâce à un parfum délicieux. »
Il a reposé le téléphone. Moi, j'ai éclaté de rire, et ce rire-là n'avait rien de nerveux. C'était le rire de quelqu'un qui voit enfin écrite, noir sur blanc, une phrase qu'elle n'a jamais osé prononcer.
« Tu vois, même eux le savent. »
« Ils savent quoi ? »
Il fallait bien que ça sorte un jour, et la cuisine me semblait le bon endroit : la lumière de la suspension, le thé, les mains occupées. J'ai dit que j'adorais quand je descendais vers lui, que je n'avais jamais fait semblant, mais que le goût du latex, je ne l'aimais pas. Pas un peu. Pas du tout.
Samir m'a regardée longtemps. Puis il a demandé, très doucement, avec une voix que je ne lui connais que dans les mauvaises nouvelles :
« Douze ans ? »
« Douze ans. »
Il n'a pas fait de drame. Il n'a pas dit qu'il aurait voulu le savoir, ni qu'il était désolé. Il a ri, lui aussi, d'un rire qui partait du ventre, et il a dit que c'était la meilleure note de dégustation qu'il ait jamais entendue : « latex, persistant, sans intérêt ».
Alors j'ai sorti le carnet. Un petit carnet neuf, à couverture rouge, que j'avais acheté en même temps que les piles du réveil. J'ai tracé un trait au milieu de la première page et j'ai écrit le mot « Goûts » en haut à gauche.
Nous avons ouvert un sachet de chaque saveur, à la table de la cuisine, tout habillés, entre la théière et le pain du lendemain. C'est moi qui sentais, qui goûtais du bout de la langue, et qui parlais. Lui écrivait sous ma dictée, avec l'application d'un greffier.
La banane, d'abord : un goûter d'enfant, une odeur de bonbon mou. Pas désagréable, mais trop sucrée pour moi. La fraise : franche, assez juste, une fraise de sirop plutôt qu'une fraise de jardin. Et le bubblegum, que j'ai reniflé une seconde avant de le reposer.
« Non. Celui-là, jamais. Ça sent la fête foraine et le dentiste à la fois. »
Samir a noté « bubblegum : jamais » et il a souligné deux fois. Je riais tellement que j'ai dû poser ma tasse.

Fraise, menthe, et le flacon sans sucre

La menthe de la boîte verte m'a surprise. Elle ne sent pas seulement la menthe : elle fait froid. Une fraîcheur qui arrive sur les lèvres au bout de quelques secondes, comme quand on respire après un bonbon à la chlorophylle.
J'ai dit à Samir que celle-là, je la gardais. Pas pour la saveur, pour la surprise. Il a écrit « menthe froide : oui, mais prévenir avant ».
Le chocolat de Pasante était plus timide que son nom. La myrtille, en revanche, avait quelque chose de juste, une acidité qui ressemblait à un fruit. Je l'ai dit, Samir l'a noté, et j'ai remarqué qu'il n'ajoutait jamais rien de son côté. Il écrivait mes mots, pas les siens.
Puis j'ai dit la chose suivante, celle qui m'est venue en goûtant le troisième sachet. Le parfum était là, bien sûr. Mais en dessous, le latex aussi, comme une couleur sous une peinture trop fine. Il fallait autre chose par-dessus.
Je me suis souvenue du tiroir. Quelques mois plus tôt, après avoir lu une fiche sur la façon d'utiliser un lubrifiant à base d'eau, j'avais acheté un petit flacon de lubrifiant à la fraise. Je ne l'avais presque pas ouvert, faute d'avoir su quoi en faire.
Je suis allée le chercher dans la chambre. Un petit flacon rouge de cinquante millilitres, et, à côté, un flacon à pompe de lubrifiant à la mûre, à moitié vide, que nous avions pris un été pour jouer à nous embrasser la peau.
J'ai posé les deux sur la table de la cuisine et j'ai cherché la fiche du flacon rouge sur mon téléphone. Deux mots m'ont arrêtée : « sans sucre ». Samir, qui connaît les étiquettes, a dit que ça n'était pas un détail. Il avait raison : la fiche précisait aussi qu'il convenait aux jeux oraux.
Sucre et préservatif. Sur un préservatif en latex, on choisit un lubrifiant aromatisé à base d'eau qui porte la mention « compatible préservatifs » : c'est le cas, d'après leur fiche ou leur étiquette, du Durex Play Fraise, de l'Intt Kissable et du Toko de Shunga. Quand le jeu ne s'arrête pas à la bouche, on cherche aussi « sans sucre » sur l'étiquette. Un produit à base d'huile, lui, fragilise le latex : il ne s'emploie jamais avec un préservatif.
J'ai versé une goutte sur le bout de mon doigt et je l'ai goûtée. Une fraise douce, presque sans arrière-goût, avec cette glisse fraîche qu'ont les gels à l'eau. Puis la mûre, un peu plus sombre, plus fruit des bois. J'ai préféré la mûre, et je l'ai dit.
« Tu sais que tu n'as jamais dit "je préfère" en douze ans ? »
Ce n'était pas vrai, bien sûr. Je dis « je préfère » au restaurant, au cinéma, devant les rideaux. Mais pas là. Jamais là. Il avait raison sur ce point précis, et nous le savions tous les deux.
Le rayon des lubrifiants comestibles en propose d'autres, je l'ai vu plus tard : des parfums de fruits, de dessert, de bonbon. Mais ce soir-là, avec deux flacons et une boîte de préservatifs, nous avions déjà de quoi faire une dégustation complète.
Il y avait quelque chose de comique à nous voir là, deux adultes penchés sur des sachets carrés comme sur un plateau de fromages. Et quelque chose de très sérieux aussi : c'était la première fois que nous parlions de ce que j'aimais avec les mots de la cuisine, et pas avec ceux du lit.
Samir a tourné la page du carnet et il a écrit, de son écriture penchée, « Associations ». Puis il m'a regardée, et il a attendu que je parle.

Ce que j'aime, dit à voix haute
Nous avons laissé les tasses dans l'évier. Il était à peine dix heures. Le carnet est venu avec nous dans la chambre, glissé sous mon bras comme un dossier qu'on emporte en réunion, et cela nous a fait rire encore dans le couloir.
J'ai posé sur la table de nuit le flacon à la fraise, le flacon à la mûre, la boîte verte et un verre d'eau. J'ai éteint le plafonnier et allumé la petite lampe. Samir s'est assis au bord du lit, sans rien dire. Il attendait la suite comme on attend une proposition.
Alors je l'ai faite, la proposition.
« J'aimerais essayer pour de vrai. Et cette fois, je te dirai ce que je goûte. »
« Tu es sûre ? »
C'est la seule question qu'il a posée de toute la soirée. J'ai répondu en riant que c'était moi qui avais acheté la boîte, et que j'étais même celle qui tenait le carnet.
Je ne raconterai pas tout. Ce que je peux dire, c'est que pour la première fois depuis douze ans, je n'avais pas envie de faire court. J'ai choisi la menthe froide, j'ai ajouté une goutte de mûre par-dessus, et je me suis agenouillée devant lui sur le tapis.
Et j'ai parlé. Pas beaucoup, pas tout le temps. Des mots simples, entre deux silences : la mûre d'abord, puis le froid qui montait, puis plus rien que le goût de sa peau à travers. Le latex avait disparu, comme un bruit de réfrigérateur qu'on n'entend plus une fois qu'il s'arrête.
Je lui ai dit ce que j'aimais. La chaleur. Le moment précis où il cesse de parler et où sa respiration change. Sa main posée sur mon épaule, qui ne demandait rien. J'ai dit aussi ce que je n'aimais pas, parce que c'était le jeu, et que c'était plus facile qu'il ne m'avait toujours semblé.
À un moment, ma mâchoire a demandé une seconde. Je me suis redressée, j'ai bu une gorgée d'eau, et j'ai ri de me voir là, le verre à la main, comme au milieu d'une dégustation sérieuse. Samir a souri sans bouger. Il n'a rien dit, il n'a rien pressé.
Je suis revenue vers lui quand j'en ai eu envie, pas avant. J'ai essayé la fraise, pour comparer. J'ai dit « mûre » à voix basse, et il a compris que c'était un verdict.
Le reste ne regarde que nous. Ce que je peux raconter, c'est la façon dont il m'a regardée ensuite, longtemps, comme on regarde quelqu'un qu'on croyait connaître par cœur et qui vient de vous apprendre une langue.
Puis il m'a tendu la main pour que je le rejoigne sur le lit, et la soirée a continué, sans carnet, sans étiquette, et sans aucune envie de faire court.
Le carnet a deux colonnes
Le lendemain matin, le carnet était resté ouvert sur la table de nuit, à côté du verre vide. Samir l'avait repris en se levant. Je l'ai retrouvé dans la cuisine, avec mon thé déjà servi, et une page de plus que la veille.
Il avait recopié mes notes au propre, dans la colonne de gauche, sous le titre « Elle ». Fraise du flacon : bien. Mûre : préférée. Menthe froide : oui, prévenir. Bubblegum : jamais, souligné deux fois. Latex seul : douze ans, ça suffit.
Et dans la colonne de droite, il avait écrit « Lui ». Elle était vide, à part une seule ligne : « Mon tour. »
Je lui ai demandé ce que ça voulait dire. Il a pris sa tasse, il a soufflé dessus, et il a répondu qu'en douze ans, il ne s'était jamais demandé ce que je goûtais, moi, quand c'était lui qui descendait vers moi. Il voulait lui aussi avoir quelque chose à écrire.
J'ai mis un moment à comprendre. Puis j'ai compris que la dégustation lui avait plu pour une raison que je n'avais pas vue venir : pour une fois, il avait écouté au lieu de goûter, et il voulait savoir ce que cela faisait de l'autre côté.
Le soir même, il m'a envoyé deux liens. Le premier, vers un article sur le cunnilingus, avec ce seul commentaire : « Pour la colonne de droite. » Le second, vers un article sur la fellation, avec ce commentaire-là : « Pour vérifier que tu as raison. »
Je lui ai répondu que je n'avais pas besoin d'un article, que j'avais un carnet. Il m'a répondu par trois points d'interrogation et un dessin de fraise. Je l'ai gardé.
Pour la prochaine fois, nous avons fait une liste, assis côte à côte sur le canapé, comme pour des courses. Nous avons relu un guide d'achat des lubrifiants pour ne rien prendre à base d'huile, puisque le préservatif restera notre contraception, et une fiche sur la façon d'utiliser un lubrifiant pour ne pas en mettre partout.
Sur la liste, il y a un petit coffret de cinq dosettes aromatisées, de quoi goûter cinq fruits sans acheter cinq flacons. Il y a un lubrifiant au goût de dessert, chocolat et caramel, que Samir a choisi pour le mot « dessert ». Et il y a un spray corporel comestible, à pulvériser sur la peau et nulle part ailleurs, dit la notice.
Le spray, c'est pour son tour à lui. Il veut commencer par mon cou, puis mon ventre, et il veut que je lui dise, cette fois, ce que je sens. J'ai accepté en riant, à une condition : qu'il prenne lui aussi des notes, et qu'il ne triche pas sur le vocabulaire de la brûlerie.

Le carnet rouge vit désormais dans le tiroir de la table de nuit, à côté de la boîte verte et du flacon à la fraise. La boîte de bubblegum, nous l'avons offerte en riant à une soirée de jeux entre amis, sans explication.
Parfois, le soir, Samir ouvre le tiroir, sort le carnet et me demande simplement : « Tu notes ? » Je ne réponds pas toujours. Mais depuis ce mardi-là, je ne fais plus court, et je dis ce que je goûte.
Il m'a fallu douze ans pour dire une phrase de onze mots. Je l'ai écrite en haut de la première page, au-dessus des deux colonnes, pour ne plus jamais avoir à la chercher : « Ce n'est pas toi que je n'aimais pas, c'était le latex. »
FIN
À lire ensuite
Envie de composer votre propre dégustation ?
Aucune marque ne fait cette histoire. Deux choses se choisissent pourtant à l'avance : quelques préservatifs aromatisés, et un lubrifiant à base d'eau, sans sucre et compatible avec le latex. Voir le guide d'achat des préservatifs ou le rayon des lubrifiants comestibles.
Questions fréquentes
Pourquoi un préservatif a-t-il un goût ?
Un préservatif en latex a le goût de sa matière, le caoutchouc naturel, et celui du lubrifiant dont la plupart des modèles sont enduits. C'est ce goût que beaucoup trouvent désagréable pendant une fellation. Les préservatifs aromatisés ajoutent un parfum qui le couvre, sans toujours le faire disparaître. Une goutte de lubrifiant aromatisé à base d'eau, compatible avec le latex, posée par-dessus, l'atténue encore.
Un préservatif aromatisé s'utilise-t-il aussi pour un rapport vaginal ?
Cela dépend du modèle, et la réponse se trouve sur la notice plutôt que sur l'emballage. Certaines fiches présentent ces préservatifs pour les jeux oraux, d'autres pour tous les rapports. Regardez la composition de l'arôme et la présence de sucre : plusieurs fabricants mettent en avant la mention « sans sucre » pour un usage qui va au-delà de la bouche. Dans le doute, changez de préservatif après les préliminaires.
Peut-on mettre un lubrifiant comestible sur un préservatif ?
Oui, à condition qu'il soit à base d'eau et indiqué compatible avec les préservatifs en latex, comme le précisent la fiche ou l'étiquette de lubrifiants aromatisés tels que le Durex Play, l'Intt Kissable ou le Toko de Shunga. Une goutte sur le préservatif suffit à couvrir le goût du latex. En revanche, un produit à base d'huile, comme une huile de massage, fragilise le latex : il ne s'emploie jamais avec un préservatif.
Le sexe oral avec préservatif protège-t-il des IST ?
Il réduit nettement le risque, à condition d'être posé avant tout contact avec la bouche et gardé jusqu'au bout : c'est pour cela que les services de prévention le recommandent aussi pour la fellation. Il ne couvre pas toute la peau et protège donc moins des infections qui se transmettent par contact cutané, comme l'herpès ou les papillomavirus. Pour un cunnilingus ou un anulingus, l'équivalent est la digue dentaire.
Comment dire à son partenaire qu'on n'aime pas un goût ?
Hors du lit, et en parlant du goût plutôt que de la personne : « c'est le latex que je n'aime pas » ne s'entend pas comme « c'est toi ». Le dire en apportant une solution aide beaucoup, qu'il s'agisse d'une boîte de préservatifs aromatisés ou d'un lubrifiant à goûter ensemble. Le rire est un bon allié : une dégustation à deux, à table et habillés, transforme un aveu en jeu.
Comment appelle-t-on le rapport sexuel par la bouche ?
On parle de sexe oral, ou de rapport bucco-génital. La fellation désigne la stimulation du pénis avec la bouche, le cunnilingus celle de la vulve et du clitoris, l'anulingus celle de l'anus. Ces pratiques comportent un risque d'infection : le préservatif pour la fellation et la digue dentaire pour les deux autres le réduisent. Dans une histoire de fellation comme dans la vie, le mot compte moins que ce qu'on se dit.







